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L’Institut du monde économique Paris formule 20 propositions pour la prochaine mandature

ID:
https://www.lejournaldugrandparis.fr/?p=239342
Published Date:
2026-03-05 10:45:49
Updated Date:
2026-03-05 10:45:49
Author:
Jacques Paquier
Category:
Institutions
Downloaded:
✓ Downloaded
at 2026-03-08 23:27:27
Created At:
2026-03-05 20:47:10
Updated At:
2026-03-08 23:27:27
Description:

À l'approche des élections municipales de 2026, l'Institut du monde économique Paris (IME Paris), qui fédère 17 organisations représentatives de l'économie parisienne, publie une plateforme de 20 propositions à destination des candidats. Marie-Sophie Ngo Ky Claverie, directrice générale du Medef Paris et cheville ouvrière de l'Institut, en explique la logique.

Content:

<p><strong>Pourquoi avoir créé cet Institut du monde économique Paris&nbsp;?</strong></p>
<p>L&rsquo;idée est née d&rsquo;un constat : les entreprises sont les grandes oubliées de la vie municipale parisienne. En 2020, lors de la dernière campagne, l&rsquo;économie, le commerce, l&#8217;emploi n&rsquo;étaient tout simplement pas des sujets. Cette fois, nous avons voulu changer la donne. Nous nous sommes donc rassemblés &#8211; seize membres au départ, dix-sept depuis février avec le ralliement de la Fédération des acteurs du commerce dans les territoires (Fact) &#8211; pour constituer un institut représentatif des secteurs clés de l&rsquo;économie parisienne.</p>
<p>Notre premier objectif était d&rsquo;objectiver la place de l&rsquo;entreprise dans la ville. Paris est la capitale économique de la France, une capitale mondiale. Mais les données montrent des signaux inquiétants&nbsp;: sur l&#8217;emploi, sur le commerce, sur l&rsquo;attractivité, la ville perd du terrain. La vacance commerciale, par exemple, monte de façon préoccupante. C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des sujets majeurs de la campagne &#8211; ce qui n&rsquo;était pas le cas il y a six ans.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" id="attachment_239343" style="width: 549px;"><a href="https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2026/03/Medef-Ngo-Ky.jpg"><img alt="" class="wp-image-239343" height="363" src="https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2026/03/Medef-Ngo-Ky.jpg" width="539" /></a><p class="wp-caption-text" id="caption-attachment-239343">Marie-Sophie Ngo Ky Claverie, directrice générale du Medef Paris et cheville ouvrière de l&rsquo;Institut du monde économique (IME Paris). © Jgp</p></div>
<p><strong>Au-delà du plaidoyer, quel rôle entendez-vous jouer concrètement&nbsp;?</strong></p>
<p>Notre deuxième objectif est méthodologique. Nous demandons au futur exécutif, quel qu&rsquo;il soit, de changer sa façon de gouverner. Aujourd&rsquo;hui, les politiques publiques d&rsquo;aménagement ou de mobilité ont des impacts considérables sur les commerces et les emplois, sans que ces impacts ne soient systématiquement mesurés. Nous voulons que la ville instaure des études d&rsquo;impact en amont et en aval de ses décisions.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas à l&rsquo;Institut de réaliser ces études lui-même, c&rsquo;est à la puissance publique de s&rsquo;en charger. Mais nous serons là pour produire des notes de conjoncture sur la situation économique de Paris et pour proposer aux pouvoirs publics des indicateurs de mesure adaptés. On a trop longtemps confondu concertation et décision éclairée&nbsp;: réunir tout le monde autour d&rsquo;une table, puis passer outre les désaccords, ce n&rsquo;est pas gouverner avec méthode. Nous proposons autre chose&nbsp;: des données objectives, des indicateurs partagés, une évaluation régulière de l&rsquo;efficacité des politiques menées.</p>
<p><strong>Vous publiez aujourd&rsquo;hui 20 propositions. Quelles sont les plus structurantes&nbsp;?</strong></p>
<p>Les trois premières sont pour moi des prérequis. La première&nbsp;: systématiser un « test impact entreprises » avant toute décision municipale. La deuxième&nbsp;: introduire des clauses de réactualisation dans les grands projets. Le PLU bioclimatique de Paris court sur quinze ans — comment piloter un tel projet sans points d&rsquo;étape à deux, trois ou cinq ans permettant de corriger le tir si nécessaire ? La troisième, et peut-être la plus importante politiquement&nbsp;: élargir le prisme de décision au-delà des seuls habitants. Paris compte deux millions de résidents, mais chaque jour, deux millions de personnes supplémentaires viennent y travailler, sans compter les touristes. Ces actifs, ces usagers économiques de la ville, ne sont pas pris en compte dans les décisions. Or, les habitants eux-mêmes bénéficient des commerces, des emplois et des ressources fiscales générées par les entreprises implantées sur le territoire.</p>
<p><strong>Et sur les thématiques sectorielles&nbsp;?</strong></p>
<p>Sur le commerce, notre proposition phare est la création d&rsquo;un observatoire dédié. Aujourd&rsquo;hui, les études sur la situation commerciale parisienne sont menées tous les trois ans, pour l&rsquo;ensemble de Paris &#8211; c&rsquo;est largement insuffisant. Il faut des analyses plus fines, par quartier, par type d&rsquo;activité, avec des données régulières. Sans métriques fiables, on ne peut pas piloter.</p>
<p>Concernant les mobilités et l&rsquo;urbanisme, nous insistons sur la nécessité de systématiser les études d&rsquo;impact préalables aux aménagements. Je note d&rsquo;ailleurs avec satisfaction qu&rsquo;une proposition de l&rsquo;équipe d&rsquo;Emmanuel Grégoire concernant le boulevard Saint-Michel &#8211; une zone sinistrée commercialement &#8211; intègre désormais ce principe d&rsquo;étude d&rsquo;impact en amont. C&rsquo;est exactement ce que nous demandons. Enfin, sur l&rsquo;attractivité, nous attendons du futur maire qu&rsquo;il assume pleinement la dimension économique de Paris, au même titre que ses dimensions culturelle ou touristique. Paris est une capitale mondiale de l&rsquo;économie&nbsp;: son maire doit en être l&rsquo;ambassadeur.</p>
<p>Propos recueillis par Jacques Paquier</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Municipales 2026 : Les 20 propositions de l’IME pour remettre l&rsquo;économie au cœur du projet parisien</h3>
<p><em><strong>L’Institut du monde économique (IME) qui regroupe autour du Medef Paris 17 fédérations professionnelles dévoile un plan de bataille en 20 mesures pour les élections de 2026. L&rsquo;objectif&nbsp;: faire de la rationalité économique la boussole de la prochaine mandature.</strong></em></p>
<p>Paris n&rsquo;est pas qu&rsquo;une ville de résidents&nbsp;: c&rsquo;est un pôle économique majeur concentrant plus de 2 millions d&#8217;emplois, dont les trois quarts dans le secteur marchand, aiment à rappeler les dirigeants du Medef Paris, regroupé avec 17 fédérations professionnelles au sein de l’Institut du monde économique (IME) Paris. Pourtant, déplore l&rsquo;IME Paris &#8211;&nbsp;une structure alliant l&rsquo;expertise de fédérations professionnelles et celle de l&rsquo;économiste Nicolas Marques&nbsp; (voir ci-dessous) -, l&rsquo;impact des politiques publiques sur ces acteurs est rarement évalué et souvent préjudiciable. Pour corriger le tir, l&rsquo;institut a publié une feuille de route structurée autour de quatre grands axes, visant à restaurer l&rsquo;attractivité de la capitale.</p>
<h2>Évaluer, simplifier et moderniser la gestion publique</h2>
<p>L&rsquo;institut demande la mise en place systématique d&rsquo;un «&nbsp;test impact entreprises&nbsp;» avant toute nouvelle décision municipale, prenant l’exemple de l’impact insuffisamment mesuré selon ses membres des changements dans l’organisation de la circulation sur la vitalité des commerces concernés. Pour éviter les angles morts, l’IME propose d&rsquo;insérer des clauses de réactualisation dans les projets, permettant de corriger en cours de mandat les éventuels effets négatifs sur l&rsquo;activité constatés. Plus globalement, les politiques publiques doivent intégrer les besoins de l&rsquo;ensemble des usagers de la ville (salariés extérieurs, touristes) et non plus des seuls habitants, est-il également souhaité. Sur le plan de l&rsquo;attractivité et de la gestion urbaine, le manifeste appelle à la création d&rsquo;une stratégie internationale «&nbsp;Choose Paris&nbsp;», afin de mieux capter les grands investissements. Il suggère également de lancer une vaste consultation sur la digitalisation des données de l&rsquo;espace public (pour optimiser l&rsquo;éclairage, la logistique ou le stationnement) et n&rsquo;hésite pas à proposer de confier l&rsquo;intégralité de la collecte des déchets au secteur privé, dans tous les arrondissements.</p>
<h2>Un plan d&rsquo;urgence pour sauver le commerce</h2>
<p>Face à un secteur commercial «&nbsp;en souffrance&nbsp;», l&rsquo;IME réclame un plan d&rsquo;urgence copiloté avec la Ville pour faire chuter le taux de vacance commerciale de 40&nbsp;%. La simplification administrative est au cœur du dispositif recommandé&nbsp;: un portail unique «&nbsp;Paris entreprises &#8211; commerces&nbsp;» regrouperait toutes les démarches (urbanisme, terrasses, voirie). Une application adossée à ce portail permettrait même aux professionnels de solliciter des interventions d&rsquo;urgence pour des problèmes de propreté ou de sécurité. Pour redynamiser l&rsquo;activité, l&rsquo;institut souhaite remettre sur la table le débat de l&rsquo;ouverture dominicale avec la création d&rsquo;une Zone Touristique Internationale (ZTI) unique à l&rsquo;échelle de la ville. Cette relance passerait aussi par une refonte de la stratégie touristique, afin de s&rsquo;adapter aux nouveaux modes de consommation des visiteurs (qui sont plus nombreux, mais dépensent moins), et par la création d&rsquo;un observatoire du commerce pour analyser les dynamiques quartier par quartier.</p>
<h2>Desserrer l&rsquo;étau sur la mobilité et la logistique des professionnels</h2>
<p>La logistique urbaine est un défi quotidien pour les entreprises parisiennes, est-il déploré. L&rsquo;IME demande de mettre fin «&nbsp;à ce qui est souvent perçu comme une chasse aux véhicules utilitaires&nbsp;». Ses propositions incluent une diminution du prix du stationnement pour les professionnels, assortie de facilités de paiement. Le plan réclame par ailleurs la mobilisation des acteurs publics et privés pour identifier de nouveaux lieux de stockage et de stationnement dédiés à la logistique. Enfin, pour accompagner la transition écologique sans pénaliser l&rsquo;économie, l&rsquo;IME exige un déploiement massif de bornes de recharge électrique dont la configuration serait plus adaptée aux véhicules utilitaires.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" id="attachment_239344" style="width: 549px;"><a href="https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2026/03/Znaty.jpg"><img alt="" class="wp-image-239344" height="360" src="https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2026/03/Znaty.jpg" width="539" /></a><p class="wp-caption-text" id="caption-attachment-239344">Charles Znaty, président du Medef Paris. © Jgp</p></div>
<h2>Un urbanisme repensé pour loger les actifs</h2>
<p>Rapprocher l&#8217;emploi du logement est la dernière grande priorité de l&rsquo;institut, qui appelle à réformer le Plan local d&rsquo;urbanisme (PLU) bioclimatique. La proposition la plus iconoclaste consiste à rationaliser le propre parc immobilier de la Ville de Paris&nbsp;: certains de ses immeubles administratifs pourraient être transformés en logements destinés aux salariés, estime les auteurs de ces propositions. L&rsquo;IME plaide pour une réorientation de la construction&nbsp;: il suggère de stopper les projets sociaux pour produire exclusivement des logements intermédiaires dans les arrondissements qui ont déjà atteint le seuil des 25&nbsp;% de logements sociaux. L&rsquo;institut encourage l&rsquo;identification des «&nbsp;dents creuses&nbsp;» afin d&rsquo;autoriser les surélévations, et propose de réintroduire un bonus de constructibilité pour inciter à la rénovation énergétique des bureaux. Enfin, un dispositif d&rsquo;accompagnement spécifique est préconisé pour aider les jeunes actifs à s&rsquo;installer dans la capitale.</p>
<ul>
<li class="entry-content-infos"><span class="entry-content-infos-title"><strong>L&rsquo;Institut du monde économique (IME Paris) rassemble&nbsp;:<br />
</strong></span><br />
&#8211; Hôtellerie et restauration : UMIH, UMIH Prestige.<br />
&#8211; Tourisme : Paris Je t&rsquo;aime<br />
&#8211; Commerce : Alliance du commerce, Fédération des associations de commerçants et artisans de Paris (FACAP), Fédération de l&rsquo;épicerie et du commerce de proximité (FECP), Fédération des acteurs du commerce dans les territoires (FACT)<br />
&#8211; Bâtiment et immobilier : Fédération française du bâtiment Grand Paris (FFB Grand Paris), Fédération nationale de l&rsquo;immobilier (FNAIM Grand Paris), Fédération des promoteurs immobiliers (FPI Ile-de-France)<br />
&#8211; Mobilités : Union nationale des industries du taxi (UNIT-Taxi), Mobilians Île-de-France, Groupement des activités de transport et de manutention de la région Île-de-France (GATMARIF).<br />
&#8211; Organisations interprofessionnelles : Comité Colbert, MEDEF Paris.<br />
&#8211; Finance : Paris Europlace.<br />
&#8211; Industrie : France Chimie.</li>
</ul>

🏷️ Named Entities

📍 Locations:
paris
👤 Persons:
marie-sophie ngo ky claverie
🏢 Organizations:
l’institut du monde économique paris ime paris medef paris
Processed: 2026-03-05 20:47:40
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