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Municipales à Paris : le programme d’action de Rachida Dati, du « quotidien » à l’attractivité
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Le 15 janvier, devant le Club des entreprises du Grand Paris – coprésidé désormais par Jacques Godron et Marie Le Vern (Societing) –, la candidate LR à la mairie de Paris a défendu une campagne « de rupture » et revendiqué un projet « budgété, organisé », centré sur des mesures opérationnelles : propreté 24h/24, sécurité renforcée, remise à plat des circulations, ou végétalisation « en pleine terre ». La maire du 7e arrondissement entend aussi réorienter la politique du logement social et procéder à une vaste simplification administrative via un guichet unique.
<p>Devant le Club des entreprises du Grand Paris, réuni dans un café du 7e arrondissement, jeudi 15 janvier, Rachida Dati a commencé, sans surprise, par le sujet de la propreté de la Capitale. La candidate LR, soutenue par l’UDI et le Modem, a rappelé que le budget de la Ville en la matière atteint 800 millions d’euros, pour un résultat qu’elle juge insuffisant. Son diagnostic : une chaîne morcelée, sans commandement, qui laisse la ville « sale tout le temps ».</p>
<p>La maire LR du 7e arrondissement promet une bascule nette : « Si nous sommes élus, (…) je privatiserai toute la collecte », annonce-t-elle, en s’appuyant sur les exemples d’arrondissements déjà externalisés. Objectif : une prestation intégrée et une continuité de service « 24h/24, 7j/7 ». Élue, Rachida Dati déploiera en outre « de l’intelligence artificielle » dans la collecte des déchets via des capteurs sur les corbeilles, notamment en zones touristiques, pour déclencher des tournées au bon moment.</p>
<h2>Sécurité : 10 000 caméras, police municipale armée, et pilotage pénal</h2>
<p>À propos de la sécurité, la ministre de la Culture critique aussi le bilan d’Anne Hidalgo, qui « avait dit qu’aux JO, il y aurait 5 000 policiers municipaux » : « Nous sommes à 2 300 aujourd’hui » souligne Rachida Dati.</p>
<p>Elle propose une police municipale « formée, équipée, armée, mieux payée », avec une antenne dans chaque mairie d’arrondissement et un centre de supervision. Une « police de la tranquillité » non armée sera également déployée pour les incivilités et la présence de proximité ».</p>
<div class="wp-caption aligncenter" id="attachment_236387" style="width: 550px;"><a href="https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2026/01/Diner-Rachida-dati7-1.jpeg"><img alt="" class="wp-image-236387" height="363" src="https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2026/01/Diner-Rachida-dati7-1.jpeg" width="540" /></a><p class="wp-caption-text" id="caption-attachment-236387">Rachida Dati devant le Club des entreprises du Grand Paris. © Christophe Petit Tesson</p></div>
<div class="wp-caption aligncenter" id="attachment_236385" style="width: 551px;"><a href="https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2026/01/Diner-Rachida-dati2-1.jpeg"><img alt="" class=" wp-image-236385" height="353" src="https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2026/01/Diner-Rachida-dati2-1.jpeg" width="541" /></a><p class="wp-caption-text" id="caption-attachment-236385">Rachida Dati entouré de Geoffroy Boulard, Maud Gatel, Sylvain Mailliard et Marie Le Vern. © Christophe Petit Tesson</p></div>
<p>Elle insiste sur la réactivation du Conseil local de prévention de la délinquance : « Il faut demander au procureur de la République une politique pénale adaptée en fonction de votre cartographie de la délinquance. Et vous demandez les résultats : poursuites, classements, délégué du procureur, médiation, conciliation. Vous avez une obligation de rendre compte aux habitants. »</p>
<h2>Mobilités : études d’impact, desserte locale, plan de circulation</h2>
<p>Rachida Dati promet par ailleurs de mettre fin aux aménagements « sans étude d’impact » et assure que Paris serait « la seule ville de France dépourvue de plan de circulation ». Elle défend en l’espèce une méthode basée sur un diagnostic, suivi d’études, puis d’arbitrages « adaptés à l’ensemble de Paris ».</p>
<p>« On a tué le commerce, on a tué l’attractivité, on a engorgé les rues », résume-t-elle. Avant de rappeler que les temps de trajet en bus intra-muros « ont augmenté de 31 minutes à une heure et demie sur tout le trajet, lié uniquement à la circulation et aux embouteillages ».</p>
<h2>Espaces verts et « poumons » : végétaliser en pleine terre, sécuriser les bois</h2>
<p>Rachida Dati, « enfant du logement social », refuse la politique de 40 % de logements publics : « Une ville 100 % ou même 40 % de logements sociaux, ça ne fonctionne pas. Une ville, c’est de l’harmonie, c’est de la mixité », estime-t-elle.</p>
<p>La maire du 7ᵉ évoque les conditions de vie dégradées dans le parc social actuel, citant l’exemple d’une canalisation défectueuse rue Nationale, dans le 13ᵉ arrondissement, avec « un tuyau qui traverse le salon, des toilettes à la cuisine, et que l’on doit enjamber ». Elle mentionne aussi les pannes d’ascenseur, laissant des personnes « qui ne sortent pas de leur appartement pendant six mois, un an ».</p>
<div class="wp-caption aligncenter" id="attachment_236388" style="width: 551px;"><a href="https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2026/01/Dati-2-1.jpg"><img alt="" class="wp-image-236388" height="361" src="https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2026/01/Dati-2-1.jpg" width="541" /></a><p class="wp-caption-text" id="caption-attachment-236388">© Jgp</p></div>
<div class="wp-caption aligncenter" id="attachment_236389" style="width: 551px;"><a href="https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2026/01/Dati-1.jpg"><img alt="" class="wp-image-236389" height="361" src="https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2026/01/Dati-1.jpg" width="541" /></a><p class="wp-caption-text" id="caption-attachment-236389">© Jgp</p></div>
<p>Pour l’accession à la propriété des logements sociaux, elle explique : « Si on a un parc social plus équilibré en termes de composition, s’il est rénové, vous pouvez vous projeter en disant : moi, je vais l’acheter, un toit pour mes vieux jours ou pour mes enfants. Aussi propose-t-elle de réorienter ces budgets vers un « grand plan de rénovation de l’ensemble du parc social ».</p>
<p>Sur le budget de Paris, Rachida Dati affirme que la dette de la Ville atteindrait « 12 milliards » à l’horizon mars 2026, en incluant des montages liés aux bailleurs sociaux (loyers perçus d’avance). Elle cite un gisement potentiel d’économie situé « entre 1 milliard, 1,8 milliard, jusqu’à 2 milliards » grâce à l’arrêt des préemptions de logements, la réduction de subventions « à des associations qui n’ont aucun intérêt », et la réorganisation des services municipaux.</p>
<p>Rachida Dati s’engage également à remettre les effectifs municipaux sur le terrain, « notamment pour la propreté », et déplore un temps de travail inférieur aux obligations légales dans certains services.</p>
<p>Enfin, la candidate lie attractivité et simplification. Elle pointe une vacance commerciale « au-delà de 10 % » et promet de lever les « entraves » à l’installation. Sa mesure structurante : un « guichet unique » pour l’urbanisme et les changements de destination, avec « délais de réponse clairs » et interlocuteurs identifiés. Elle annonce aussi des « grands concours sur les portes de Paris » pour relancer des aménagements majeurs, et veut encadrer les impacts des chantiers et piétonnisations sur l’activité via des études préalables.</p>
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