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« Une période d’urgence absolue » : à Paris, ces sans-abri toujours à la rue malgré le plan grand froid
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<p>Un jeune homme saisit une brosse. Méticuleusement, il époussette la neige, qui recouvre sa couverture de survie. Partout dans ce <a href="https://google.com/search?q=campement+migrants+stalingrad+parisien&sca_esv=8432a3ad0d82874d&rlz=1C1GCEA_enFR965FR965&ei=ZoVfaa-FB7STkdUPjJaamAk&ved=0ahUKEwiv0IXK3PuRAxW0SaQEHQyLBpMQ4dUDCBE&uact=5&oq=campement+migrants+stalingrad+parisien&gs_lp=Egxnd3Mtd2l6LXNlcnAiJmNhbXBlbWVudCBtaWdyYW50cyBzdGFsaW5ncmFkIHBhcmlzaWVuSM4VUIwCWOMTcAR4AZABAJgBpQGgAYsKqgEDNi42uAEDyAEA-AEBmAIOoALXCcICDRAAGLADGNYEGEcYyQPCAgoQABiwAxjWBBhHwgIOEAAYgAQYsAMYkgMYigXCAgUQIRifBcICBRAhGKABwgIHECEYoAEYCpgDAIgGAZAGCZIHAzYuOKAHhEKyBwMyLji4B68JwgcIMC4yLjEwLjLIB0mACAA&sclient=gws-wiz-serp" rel="" target="_self" title="https://google.com/search?q=campement+migrants+stalingrad+parisien&sca_esv=8432a3ad0d82874d&rlz=1C1GCEA_enFR965FR965&ei=ZoVfaa-FB7STkdUPjJaamAk&ved=0ahUKEwiv0IXK3PuRAxW0SaQEHQyLBpMQ4dUDCBE&uact=5&oq=campement+migrants+stalingrad+parisien&gs_lp=Egxnd3Mtd2l6LXNlcnAiJmNhbXBlbWVudCBtaWdyYW50cyBzdGFsaW5ncmFkIHBhcmlzaWVuSM4VUIwCWOMTcAR4AZABAJgBpQGgAYsKqgEDNi42uAEDyAEA-AEBmAIOoALXCcICDRAAGLADGNYEGEcYyQPCAgoQABiwAxjWBBhHwgIOEAAYgAQYsAMYkgMYigXCAgUQIRifBcICBRAhGKABwgIHECEYoAEYCpgDAIgGAZAGCZIHAzYuOKAHhEKyBwMyLji4B68JwgcIMC4yLjEwLjLIB0mACAA&sclient=gws-wiz-serp">campement</a>, situé au niveau du 117, boulevard de la Villette (Xe arrondissement de Paris), des tentes sont recouvertes de neige. Certains ici n’ont même pas cette protection contre le froid, ils dorment sur un simple matelas, le corps entièrement recouvert de couverture.</p><p>« Voilà, c’est ça la réalité », dénonce, en cette glaciale journée de mercredi, Alexandra Cordebard, maire (PS) du Xe arrondissement, en désignant le campement devant elle, où vivent beaucoup de personnes migrantes, originaires du Soudan ou de l’Érythrée. « On est confronté à une situation indigne que je ne peux pas accepter, gronde l’élue. Ce n’est pas normal qu’il y ait toujours des gens qui dorment dans la rue alors qu’on est dans une période d’urgence absolue. »</p><p>Depuis le déclenchement du plan grand froid à Paris, plus de <a href="https://www.leparisien.fr/paris-75/plan-grand-froid-plus-de-1-000-personnes-mises-a-labri-a-paris-300-places-ouvertes-au-carreau-du-temple-05-01-2026-ZZ43UX52ZRE23GURVTR37UB7NU.php" rel="" target="_self" title="https://www.leparisien.fr/paris-75/plan-grand-froid-plus-de-1-000-personnes-mises-a-labri-a-paris-300-places-ouvertes-au-carreau-du-temple-05-01-2026-ZZ43UX52ZRE23GURVTR37UB7NU.php">2 083 places d’hébergement d’urgence</a>, ont été ouvertes, réparties dans 29 sites à Paris, entre les gymnases du Crous, (Ve) la Villette ou le Grand Palais (VIIIe). Le 7 janvier, 1 750 personnes avaient ainsi été mises à l’abri, selon les derniers chiffres fournis par la préfecture de région. « Ce 7 janvier matin, il n’y avait pas de demandes non pourvues au 115 », écrivent les services de l’État, dans un communiqué. Sollicitée, la préfecture de région n’était pas en mesure de nous répondre ce jeudi.</p><h2>« C’est difficile d’être insouciant »</h2><p>Mais malgré ces mesures d’urgences, des personnes sans abri sont toujours dehors, confrontées à des températures glaciales. « En voyant la neige tomber, j’ai immédiatement pensé à eux. C’est difficile d’être insouciant quand des gens dorment sur le trottoir », confie Lucile, également membre du Collectif des habitants associés Jaurès-Stalingrad-Flandre-Jemmapes.</p><p>Lorsqu’il a commencé à faire très froid, elle, comme d’autres riverains, a ramené des couvertures, des pulls. « J’ai fait ce que j’ai pu, mais en même temps, je suis partagé. Ça me fait pleurer, très souvent, mais je suis aussi exaspérée par la situation. C’est un conflit moral permanent, on n’en peut plus. »</p><p>Sur place, la municipalité comptabilise une cinquantaine de tentes, ce qui représenterait une centaine de personnes, dont six femmes. « On maltraite ces gens alors qu’on pourrait avoir les moyens de les loger », reprend Alexandra Cordebard.</p><p>« On est confronté à une situation de déni de la part de la préfecture, on a beau s’égosiller, les interpeller en permanence, mais la présence de ces campements est passée sous silence, c’est comme si cela n’existait pas », dénonce l’élue, qui a décidé de revenir, chaque semaine, à ce campement, pour dénoncer l’inaction de l’État.</p><h2>« L’État doit faire son job »</h2><p>Un maire d’arrondissement ne peut pas décider d’une mise à l’abri d’une personne sans domicile fixe, l’hébergement relevant de la compétence de l’État, donc de la préfecture de région. « On contribue tous, on a mis à disposition une salle, dans notre mairie qui accueille 35 personnes. La ville a toujours été au rendez-vous, mais l’État doit faire son job. »</p><img alt="Ce mardi 7 janvier, dans un campement, situé au niveau du 117, boulevard de la Villette (Xe). Alexandra Cordebard, maire (PS) du Xe arrondissement, dénonce une situation " src="https://www.leparisien.fr/resizer/BCpJDh70_bJFkRSALi1ImJsFc0k=/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/UBMEXP7SXFALLCMX2VEZOQAUBY.jpg" /><p>Si plus de 2 000 places en hébergements d’urgence ont été créées, depuis le 28 décembre, en réquisitionnant gymnase et espaces culturels, comme le Carreau du Temple (IIIe), cela ne suffit pas, estime Alexandra Cordebard, en rappelant que lors de la dernière <a href="https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/nuit-de-la-solidarite-4-273-sans-abri-recenses-dans-le-grand-paris-un-bilan-stable-13-02-2025-SQIKRUAY4VDWPJMUOORDRNJUFA.php" rel="noreferrer" target="_blank" title="https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/nuit-de-la-solidarite-4-273-sans-abri-recenses-dans-le-grand-paris-un-bilan-stable-13-02-2025-SQIKRUAY4VDWPJMUOORDRNJUFA.php">nuit de la Solidarité</a>, en février 2025, 3 507 personnes sans abri ont été comptabilisées à Paris. « Il reste beaucoup d’hommes seuls dans ce campement, mais il faut bien comprendre que certains n’ont même pas 20 ans, ils ont l’âge de nos étudiants… »</p><p>L’un d’eux accepte de témoigner. Emmitouflé dans sa doudoune, un bonnet sur la tête, il explique, dans un anglais hésitant, avoir froid, la nuit. « J’ai appelé le 115, ils m’ont dit d’aller dans le Val-de-Marne, mais c’est trop loin, je n’ai pas d’argent pour prendre un ticket de métro. » Alors, il reste sous sa tente. Heureusement, il a beaucoup de couvertures, tous n’ont pas cette chance.</p>
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